Initiative unique

 

Depuis près d’un an, la maison d’édition INDEEZ ravi les férus de Hip-Hop et de cultures urbaines. Installés à Billère (64), Davy Trouilh et Corinne Oriol sont à la base de cette petite entreprise qui pointe son nez dans le milieu de l’édition. Ce qui n’était qu’une idée originale au départ a progressivement pris forme dans la tête de ces ambitieux voulant tenter de vivre autrement leur passion. S’étant montés en SARL, leur maison d’édition propose des bandes dessinées et comics originaux. « Notre but est de proposer des titres que l’on ne trouve nulle part ailleurs » explique Davy Trouilh. Sur les trois albums disponibles pour le moment,  tous sont des créations originales en France. Ce sont des exemplaires dégotés aux Etats-Unis ou en Angleterre. Corinne Oriol se charge de les traduire en français. Certains éléments sont modifiés comme les couvertures qui sont parfois inadaptées au marché français. Depuis Juillet 2008 la maison propose par exemple une biographie dessinée du rappeur américain Tupac Shakur, ou une bande dessinée dont le scénario a été élaboré par le rappeur Method Man.  Ces exemplaires sont d’une grande qualité. « Nous cherchons à proposer des produits d’une qualité irréprochable afin de pouvoir faire notre place dans ce milieu intransigeant » ajoute le créateur de la maison.  Le duo travaille d’arrache pied pour satisfaire les internautes qui commandent leurs produits sur www .indeez .fr mais aussi pour être présent dans un maximum de librairies. « Etant les seuls éditeurs de BD’s au Monde spécialisés dans le Hip-Hop, nous devons devenir une référence dans le milieu » conclue Davy Trouilh. Pour ce faire, l’entreprise compte bien s’agrandir et augmenter son choix. Plusieurs projets sont sur la table dont un nouveau manga spécialement créé pour eux par un artiste graffeur de Los Angeles.

 Lien: www.indeez.fr

 

 

PJ Harvey (Bataclan, 17/05/2009)

                           PJ Harvey (Bataclan, 17/05/2009) pjharvey

A night with a star. Il en est passé des stars au Bataclan mais des comme ça pas très souvent. C’est justement pour ça que les billets pour le concert sont partis si vite quand on a appris la nouvelle en décembre: « PJ Harvey va passer par la France! ». c’est assez rare pour être remarqué. Dans ces cas là, mieux vaut se précipiter sur internet et sauter sur les places avant qu’il n’y en ait plus. Après, on n’a plus qu’à attendre la sortie de l’album. On a donc découvert fin mars la nouvelle production de la belle anglaise. On n’attendait plus que de voir le résultat sur scène. Voilà qui est fait. Accompagnée de son éternel acolyte John Parish (qui travaille aussi avec Goldfrapp, Eels ou Tracy Chapman), Polly Jean a fait une halte à Paris et a plutôt ravi les aficionados. Très beau set, très propre. Très rock’n'roll et très perché. Bref, tout ce qu’on attendait. Démarrage avec les deux pépites Black hearted love et Sixteen, fifteen, fourteen qui ouvrent le dernier album. S’en sont suivis vieux ou nouveaux morceaux bien enchainés. Le public est assez vieux, beaucoup de trentenaires, habitués des sons de PJ qui en est quand même à son 13ème album. La recette est bonne: un brin de folie, un soupçon de romantisme et une bonne dose de naturel. Tout ça donne une belle soirée de Rock’n'roll, le plus pur qu’il soit. PJ Harvey n’en finit pas de confirmer son statut d’icône majeure du Rock des 90′s, comme le sont Beck ou Nick Cave, chacun dans leur genre, même si leur « undergroundisme » les fait se rejoindre quelque part. En tout cas on est contents d’avoir sauté sur l’occasion parce qu’elle n’est pas prête de se représenter.

Album disponible depuis le 30 mars: A woman a man walked by.

Concert en écoute sur: http://www.pj-harvey.net/popup/index.php?id=25689851&user=495313 

 

M.A.P (Barbès, le 16/05/2009)

                       M.A.P (Barbès, le 16/05/2009) graf1

Voir le M.A.P à Barbès c’est un peu comme écouter du Mozart en Autriche ou voir Orishas à Cuba. On peut difficilement être plus plongés dans le décor de la chose. Les Roubaisiens ont sorti un nouvel album aux alentours de la mi-avril et commencent à le défendre sur scène. On connaissait déjà par coeur les chants vaguement tubesques du premier volet et ce soir là on aura été gâtés. Le Ministère de Affaires Populaires est en forme, bien décidés a retourner Barbès ou ils ont l’air de se sentir chez eux. Fils d’immigrés algériens, enfants du grand Nord de la France, ils commencent a creuser serieusement leur trou dans le paysage musical français même s’ils restent toujours un peu dans l’ombre de Java qui a connu le succès avant eux mais qui aujourd’hui se fait un peu oublier. La recette consiste à mêler de la bonne java bien franchouillarde avec des sonorités nord-africaines, en y ajoutant des textes engagés jusqu’à la moelle, tellement qu’on entend même un de leurs morceaux (Salutations révolutionnaires) en introduction des meetings d’Olivier Besancenot.

Sur scène, le cocktail est détonnant. L’énergie est débordante; l’assurance se fait de plus en plus sentir au fil des concerts. Ces messieurs commencent à gérer l’affaire comme des chefs et on ne s’en lasse pas. On les suit les yeux fermés entre les silos de charbons du Pas de calais et les montagnes de Kabylie. Tout ça se marie a merveille et on sort lessivés de deux heures de concert qui vous remettent les idées en place. On continuera à les suivre, esperons pendant longtemps!

Album Les bronzés font du ch’ti, dans les bacs. Extraits en écoute sur: http://www.myspace.com/lemap

Wolfang Amadeus Phoenix

                                   Wolfang Amadeus Phoenix wolfgang_amadeus_phoenix1

Retour gagnant? Pas si sûr…. Comment dire….??!!! On se sent un peu bizarre à l’écoute du quatrième album de Phoenix. Les versaillais débarquent à nouveau le 25 mai. Les seuls français (avec Air et Daft Punk) encores capables de conquérir le monde déçoivent un peu les fans de la première heure qui les suivent mais mettront dans leur poche tous les touristes de l’écoute qui se sentiront rapidement emballés par Wolfgang Amadeus.

L’album est pauvre. Neuf morceaux seulement alors qu’on s’attendait à tellement plus.  Sur ces neuf éléments, un avait déjà été dévoilé partiellement le printemps dernier sur une compilation de luxe pour Cartier. Un autre (1901) a été présenté sur leur site internet en avant première en fevrier. Ces dernières semaines, c’est Liztomania qui tourne en boucle sur le net. Du coup, il reste six pauvres morceaux à découvrir dont deux ou trois sont légers… Au final, on se sent un peu arnaqués par la marchandise… Même si on les aurait cru plus inspirés, les locomotives de l’album sont quand même assez extraordinaires. L’énergie est toujours là, la french touch plus que jamais au rendez-vous. On n’a plus qu’a attendre la présentation de tout ça sur scène. La tournée démarre franchement à la Cigale le 25 mai, jour de sortie de l’album. Elle s’en suivra par une belle série de dates, et c’est là la deuxième déception. Sur quarante concerts prévus, seuls cinq auront lieu en France. Le reste sera pour le reste de l’Europe et surtout les Etats-Unis. Les frenchies ne cachent pas leur ambition. Tant mieux pour eux, tant pis pour nous…!

Wolfgang Amadeus Phoenix, dans les bacs le 25 mai 2009. Concerts le 25 mai à la Cigale (Sold out), le 3 juillet au Main Square à Arras, le 5 juillet aux Eurockéennes, et le 17 au Garden Nef Party. Toutes les dates + quelques sons et videos sur: http://www.myspace.com/wearephoenix

Poni Hoax (+Fancy), Elysée Montmartre le 02/04/2009

Poni Hoax (+Fancy), Elysée Montmartre le 02/04/2009

Pour un groupe formé du côté de Barbès, on peut dire que ce soir là ils jouainet à la maison. L’Elysée Montmartre est plein pour accueillir les enfants du quartier. La soirée s’ouvre avec le phénomène Fancy. La salle n’a pa l’air de connaitre leur existence. C’est pourtant le groupe le plus mégalo que l’on puisse croiser. Ils trimbalent leur rock bien énergique à qui veut l’entendre, et en général, les foules sont rameutées. Le groupe est porté par une espèce d’androgyne très élancé, à la coupe affro et à la voix suraigûe. On se croirait face à un échappé de la cage au folles ou face à une de ces stars du Heavy-glam du milieu des 70′s. Dans tous les cas, cette extravagance est efficace. Quand les Poni Hoax prennent la scène, l’ambiance est moins rigolarde. Le show démarre. Le son est tendu. Il faut se plonger dedans pour commencer à comprendre l’idée de leurs créations. Rien n’est évident dans les mélodies. Le public semble suivre et rentrer dans le trip. les premiers « tubes » arrivent, pretty tall girl en tête. La prestation s’allonge. On a quitté le glam vintage. On a rejoint une sorte de Joy Division des temps modernes, assez branchouille. C’est bon à entendre. L’exellent morceau Antibodies n’en finit pas de s’étirer. On immagine la résurrection de Morrisson. A l’heure de jeu ça sent déjà la fin mais les rappels font vite effet. c’est reparti pour une session. Les gouttes de sueurs coulent sur les tempes dans une salle surchauffée. C’est fini? L’Elysée Montmartre a finalement droit a un second rappel, mais cette fois c’est le dernier. Un belle berceuse nous renvoie tous chez nous, complètement hallucinés. Le live est terminé mais tout est à mûrir dans nos têtes. Prochain rendez-vous, les solidays!

en écoute: http://www.myspace.com/welovefancy ; http://www.myspace.com/ponihoax

Au détour du net

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Retour sur ce spot de publicité pour Meetic dont la musique est du groupe anglais Archive. Rapide, efficace… Ca donnerait presque envie de tomber amoureux…là….tout de suite…

Les londoniens sortent aujourd’hui leur nouvel album: Controlling crowds. Ambitieux. Romantique. Ambitieusement romantique…

http://www.myspace.com/archiveuk

Coeur de Pirate

                                              Coeur de Pirate pochette-coeur-de-pirate

 Après la première diffusion sur France Inter samedi dernier, une expérience pour les inrockuptibles mais surtout ayant été la première partie d’Arthur H à l’Olympia cette semaine, Coeur de Pirate parrait bien lancée. Venue de l’autre côté de l’Océan, cette québécoise mène joliement son projet cent pour cent solo. Ses textes plûtot bien endimanchés habillent parfaitement des sonorités légères; A l’écouter on se croirait partis au pays des merveilles. Tous les morceaux coulent de source. Une preuve que les chansons d’amour sont toujours efficaces quand elles sont bien écrites. Pour le coup, cette jeune cousine francophone manie bien le verbe et le résultat est convaicant. Quand on découvre ses influences, on relève des noms comme Kundera, Malajube ou Debussy qui se mêlent à d’autres sensations. On comprend vite quel est son univers. Cet album fait rêver. On passe une heure hors du temps. Il y a peu de choses à en dire. Juste écouter et apprécier.

Album dans les bacs le 11 mai 2009. A voir sur scène à la Boule Noire du 13 au 16 mai.

http://www.myspace.com/coeurdepirate

Histoire d’en rire

Même si le son ne rentre pas vraiment dans la ligne éditoriale de ce blog, ce clip est plutôt très bien fabriqué et surtout très amusant. (Nickelback: Rockstar)

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Rock Werchter 2009

                                        Rock Werchter 2009 rockwerchter_2009logo

Nous y sommes presque. La programmation est quasiment dévoilée dans son intégralité. A quoi s’attendre dans cette 35ème édition? Sur quatre jours on note que les deux premiers sont un peu plus « people » que la fin du week-end. On pourra y voir Oasis, Coldplay, Lilly Allen, Tiga, Just Jack, Jason Mraz ou Emiliana Torrini. Toutes ces légèretées n’iront pas sans leurs opposés. Au milieu de ces gros noms on trouve des merveilles qui équilibreront le tout. L’immense Dave Matthews Band sera là le jeudi 02 juillet, tout comme les Prodigy, Laurent Garnier ou les stars australiennes de Pendulum qui risquent de retourner l’ambiance dans la plaine belge. Le 03 juillet on retiendra les présences de Bloc Party, d’Elbow, de The Streets ou de M.Ward qui raviront les connaisseurs. Les deux derniers jours feront la part belle au Rock’n'roll dans sa forme la plus pure. les grands Kings of Leon seront présents pour la troisième fois consécutive, accompagnés le même jour par Franz Ferdinand et leurs compatriotes écossais de Mogwai, ainsi que le déjà mythique Nick Cave et ses Bad Seeds. Le plus gros évènement sera le retour des Limp Bizkit qui reviennent sur le devant de la scène après 8 huit ans de silence. Enfin, le dimanche 05 juillet promet aussi de très bonnes choses. On se précipitera devant l’extraordianire mystère Nine Inch Nails, les Mars Volta nous emmèneront sur une autre planète tout comme les Flaming Lips qu’on voit peu de nos jours. Ghinzu viendra en voisin et ami wallon, avant de terminer le festival avec l’éternel gigantesque Zeus du Rock’n'roll moderne qu’est Metallica.

Cette édition s’annonce chargée. Elle sera plus colorée et donc plus accessible que la précédente. On note quand même la présence de quelques groupes dont on se serait passés comme Placebo ou les 2Many Dj’s dont on est habitués a voir des set sans grand intérêt. On peut aussi se demander ce que Katy Perry et Lady Gaga font dans la programmation mais c’est dans l’intérêt du staff de privilégier la diversité.

Il reste une quinzaine de noms à annoncer. On espère en tout cas une figure du Hip-Hop comme à l’accoutumée et pourquoi pas un nouveau nom issu de la scène Metal.

(Rock Werchter est un festival qui a lieu le premier week-end de juillet à quelques kilomètres de Bruxelles depuis maintenant 35 ans. En 2004, 2006, 2007 et 2008 il a obtenu l’Arthur Award du meilleur festival au Monde, délivré conjointement par des artistes, tourneurs et professionels du grand spectacle. Depuis 2008, il soutient le Main Square Fastival qui à lieu le même week-end à Arras -62-).

Oasis – Zénith de Toulouse (17/02/2009)

                              Oasis - Zénith de Toulouse (17/02/2009) oasis-live1-dehaas-1105

Le rendez-vous était déjà pris depuis un bon moment. A l’arrivée devant le zénith, on est des milliers à faire la queue, et il ne fait pas exessivement chaud. La salle se remplit et le soirée est inaugurée par Free Peace, ce genre de première partie dont on se passerait amplement. Le son est bon mais la voix est affreuse. C’en est vite insupportable, surtout qu’on est pas venus pour ça.

L’équipe est finalement à l’heure. Les stars rentrent en scène, et ça démarre à fond les ballons. les grosses guitares sont de sortie. Pas de surprise, Oasis est bien là. C’est bien eux. Liam Gallagher est pendu à son micro avec ses allures de Dieu grec. Son frère, Noel, est accroché à sa guitare. Les titres s’enchainent, ça part dans tous les sens, Layla, The shock of the lightning, Don’t believe the truth et tous les autres tubes possibles et inimaginables. L’énergie est communicative. On se croirait partis en croisade, à l’assaut d’un mythe. Le son est imposant. Les Inrocks parlaient de « refrains mamouths qui vous donnent l’envie de grimper l’Everest avec les dents ». C’est un peu ça. Et puis les premières notes de Wonderwall arrivent. On se croit arrivés au sommet. C’est en tout cas (avec Bittersweet symphony des Verve) le sommet « tubesque » de ce qu’à pu produire le Rock’n'roll durant les vingt dernières années. Mais les vrais frissons seront finalement pour Don’t look back in anger entonné par frère Noel seul avec sa chère guitare.

L’exitation est passagère. On s’en remet, et puis ce genre de moments passe progressivement dans le domaine du souvenir. Mais dans tous les cas, ils sont peu nombreux ces moments qui vous font penser, en sortant, que tout ce qu’il vous reste à vivre, c’est du pourboire.